La Sœur de Jésus-Christ
Révolte
Haletant
C’est l’histoire de Maria, la sœur de Simeone, que l’on surnomme Jésus-Christ. Ou plutôt, c’est l’histoire de Maria, vue par tous les gens du village qui s’agglutinent derrière elle. Armée d’un Smith & Wesson 9 milimètres, elle se rend chez Angelo le Couillon, le jeune homme qui lui a fait violence la veille. Dans ce western moderne, il n’y a qu’un seul interprète qui prend la voix et la posture de chaque personnage avec un rythme de plus en plus effréné. On se sent happés par cette ambiance hypnotique, appuyée par une musicienne aux multiples instruments. La révolte de Maria déclenche un raz-de-marée : la prise de conscience collective de tout un village.
Pièce nommée aux Prix Maeterlinck 2023 dans les catégories meilleur spectacle et meilleur interprète. Lauréat dans la catégorie meilleure scénographie.





Crédits et Infos supplémentaires
Texte Oscar de Summa
Traduction Federica Martucci
Mise en scène Georges Lini
Interprétation Félix Vannoorenberghe
Musique et composition Florence Sauveur
Direction musicale et composition François Sauveur
Création sonore et composition Pierre Constant
Création vidéo Sébastien Fernandez
Scénographie et costumes Charly Kleinermann et Thibaut De Coster
Création lumière Jérôme Dejean
Collaboration dramaturgique Nargis Benamor
Une coproduction du Théâtre de Poche et de la Compagnie Belle de Nuit. Texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez et de l’ARTCENA, traduction lauréate de l’ARTCENA.
« Une claque magistrale. Une prestation à couper le souffle » La Libre Belgique
« Un grand moment de théâtre politique et poétique. La Sœur de Jésus-Christ allie la puissance du verbe à la fragilité des destinées, scande la magie d’une parole qui éveille et met le réel en scène » L’Echo
« Une maestria absolue. La définition magistrale de la justesse d’un texte au service d’une émotion auquel il voue allégeance » Le Suricate
Établi à la lisière du Bois de la Cambre, le Théâtre de Poche – une jeune pousse de bientôt 75 ans -, est le lieu festif, rassembleur et incontournable du paysage théâtre bruxellois.
Le théâtre est ouvert près de 220 soirs par saison ; il rassemble des artistes d’ici et d’ailleurs, dont le point commun est probablement le désir des rencontres et la confrontation d’idées ; et notamment Denis Laujol, Aïla Navidi, Georges Lini, Julie Anne Roth, François Cervantès, Magali Pinglaut, Jean-Michel d’Hoop, le Collectif Mensuel, Jérôme Colin, Anna Nilsson, …
La jauge de la salle fait 241 places ; et le bar en est le prolongement naturel : il s’ouvre selon les saisons sur le feu ouvert ou sur la terrasse volée à la forêt. Et ferme à pas d’heure, lorsque le dernier spectateur a capitulé.
Le Poche est dirigé depuis 2016 par Olivier Blin, journaliste de formation. Il crée au Poche un théâtre documentaire et sensible : exposant sur le plateau des sujets sociétaux créés à partir de témoignages (« L’Herbe de l’Oubli » de Jean-Michel d’Hoop, « Belgium, Best Country » d’Edgar Szoc, « Recomposées » de Julie Annen, « Incandescence(s) » et bientôt « Ici les Minuscules » d’Ahmed Madani…), de tranches de vie singulières (« Fritland » de Zenel Laci, « Délestage » de David Illunga, « Dieu le Père » de Roda Fawaz) ou de textes puissants, souvent anglo-saxons (« Iphigénie à Splott » de Gary Owen, « Jamais, toujours, parfois » de Kendall Feaver, …).
Ces singularités artistiques et de sens font du Poche un théâtre qui exporte beaucoup de ses créations : en Wallonie bien entendu mais également en France, en Suisse, en Espagne, en Italie, en Chine, en Corée du Sud….
En prise directe avec l’actualité, le Théâtre de Poche crée des spectacles aux textes contemporains et progressistes. Il invite le spectateur au débat, en n’hésitant pas à le brusquer parfois, à l’émouvoir souvent, à le faire rire.
Le Poche enfin partenaire incontournable du Centre Action Laïque, de la Ligue des droits humains, d’Amnesty International, de l’IRSA (Institut Royal pour Sourds et Aveugles), d’Audioscenic et de tant de campagnes associatives contre l’intolérance, l’exclusion économico-sociale, l’homophobie, le harcèlement à l’école, l’inégalité des genres, le racisme et tant d’autres formes de discrimination.
Aujourd’hui, le Poche s’identifie avec ses acteurs, metteurs en scène, comédiens de talent, comme un « Théâtre pour la Cité » qui fait résonner l’actualité avec ses inégalités sociales, ses folies, ses contradictions et… ses possibles transformations. Car au Poche on croit encore et toujours que jouer c’est faire la nique à la fatalité, c’est résister à la bêtise, à l’arbitraire, à l’impuissance.
Auteur de sept pièces de théâtre, acteur et metteur en scène, Oscar de Summa est né dans le sud de l’Italie il y a 46 ans et vit actuellement à Bologne. Formé à l’école de théâtre de la Limonaia, il suit ensuite deux cours de spécialisation en Haute formation pour acteurs à Polverigi et à Milan. Il suit divers stages de Claudio Morganti, Alfonso Santagata ainsi que de commedia dell’arte avec Antonio Fava. Très vite, il commence à jouer en tant qu’acteur en travaillant avec différentes compagnies puis à partir de 1999 il se consacre aussi à l’écriture théâtrale et à la mise en scène, avec Richard III tout d’abord, puis avec ses propres textes : Diario di Provincia; Hic Sunt Leones; Selfportrait et plus récemment avec La sorella di Gesù Christo (traduit par : La Sœur de Jésus-Christ) et La cerimonia. Ces dernières années, il a développé son parcours en suivant deux directions : d’une part, il mène un projet de recherche et d’interprétation intitulé contemporaneamente Shakespeare qui prévoit la mise en scène de certaines œuvres de Shakespeare, notamment Richard III, Amleto a pranzo e a cena (Hamlet au déjeuner et au dîner), Un Otello altro (Un autre
Otello), Riccardo III e le regine (Richard III et les reines).
D’autre part, il poursuit son travail d’auteur dramatique. En particulier, sa Trilogie de la province composé de Diario di provincia, stasera sono in vena (finaliste du prix Ubu en 2015, finaliste du prix Rete Critica, premko Cassino off) et La sorella di Gesù Cristo (La Sœur de Jésus Christ) a reçu divers prix en Italie, aussi bien de la part de la critique que du public : prix Rete Critica en 2016, prix Anct Hystrio en 2016 et le prix Mariangela Melato en 2017.
Actuellement, il travaille sur l’écriture d’une nouvelle trilogie qui revisite les archétypes des tragédies grecques à l’époque contemporaine. Il a écrit le premier volet, La Cerimonia, une sorte d’Œdipe poétique sur l’absence des pères, produit et représenté au théâtre Metastasio de Prato.

Georges Lini, directeur artistique et metteur en scène de la Compagnie Belle de Nuit est sorti du Conservatoire de Bruxelles en 1999. En 2004 il fonde le ZUT (Zone Urbaine Théâtre) qu’il dirigera jusqu’en 2008. Il fait ses premières armes en tant qu’acteur au Théâtre de Poche dans Bent, Trainspotting, Le Colonel-Oiseau et le Père des anges.
Il se tourne rapidement vers la mise en scène avec quelques créations marquantes pour sa compagnie comme Incendies de Wajdi Mouawad (Prix du meilleur spectacle), La cuisine d’Elvis de Lee Hall (Prix de la mise en scène), L’Ouest solitaire de Martin MacDonagh, Britannicus de Racine, Marcia Hesse et Lisbeths de Fabrice Melquiot, L’entrée du Christ à Bruxelles de Dimitri Verhulst, La profondeur des forêts de Stanislas Cotton, Un conte d’hiver de Shakespeare, Un tailleur pour dames de Feydeau, Caligula de Camus, la Villa Dolorosa de Rebekka Kricheldorf, la Vraie Vie d’Adeline Dieudonné, Iphigénie à Splott de Gary Owen, Ivanov d’Anton Tchekhov, la Sœur de Jésus-Christ d’Oscar de Summa et Queen Kong d’Hélène Vignal.

Félix Vannoorenberghe, né en 1995, vit à Bruxelles et est sorti de l’IAD en 2017. Au théâtre, il collabore régulièrement avec Georges Lini : December man (2017), La profondeur des forêts (récompensé aux Prix de la Critique dans la catégorie « meilleur espoir masculin » en 2018), Macbeth (2019), Les Atrides (2020), Ivanov (2023), la Soeur de Jésus-Christ (2023).
Il joue pour Dominique Serron dans Le Sacre et l’Eveil (2018), le Décaméron en 2021 ainsi que pour Antonin Compère dans Ouloulou volcanique (2018) et assure la régie générale des Bêtises de Violette. Il est également à l’affiche de Simon pleure, de Sergio Guataquira Sarmiento, sélectionné au FIFF durant l’édition 2018.
Il tourne dans des séries telles que Pandore (RTBF), L’agent immobilier (Arte), Ovnis (Canal+), Zone blanche (France2), Hippocrate (Canal+), Prière d’enquêter (France3), L’Etabli, long métrage de Mathias Gokalp tourné au printemps 2021, et Salade Grecque, série de Cedric Klapisch sortie en avril 2023.

Florence Sauveur, née en 1988, obtient au Conservatoire royal de Bruxelles en 2012 son master en musique pour le violoncelle.
Elle compose en 2009 la bande son du long- métrage Le reflet de mes yeux d’Antoine Guillot.
Elle est membre du groupe Sweek (formation post-rock de six musiciens) où elle joue tantôt le violoncelle, tantôt le piano, groupe pour lequel elle compose et avec lequel elle a enregistré deux albums.
Au Théâtre, elle est musicienne pour Patrick Masset dans L’enfant qui… (2012) et Les Inouïs (2015). Elle compose et joue pour François Sauveur dans En attendant le jour (2016). En 2023, elle est co-compositrice et joue en live pour la Soeur de Jésus-Christ.
Elle enseigne depuis 2016 l’éducation musicale en école secondaire.
