La Scène Imaginée
La Scène Imaginée invite le public à répondre à une scène vide. À partir d’un dessin du théâtre HAU1 à Berlin — un lieu de représentation construit au début du XXe siècle — le projet propose un geste simple : s’arrêter, prendre le temps, et imaginer. Dessiner à la main est un acte lent, corporel et direct, qui résiste à l’accélération et à l’automatisation. Les participant·es sont invité·es à dessiner, écrire ou tracer ce qui leur vient à l’esprit. Certains dessins sont partagés et rejoignent ceux d’autres publics, dans différents festivals à travers le monde, formant une constellation de réponses à une même scène, à des moments et dans des lieux différents.


STO Union crée des espaces de réflexion, de connexion et de création, en proposant des expériences artistiques intimes et originales qui répondent au besoin humain d’appartenance, de compréhension et de ressenti profond. Grâce à son approche réfléchie, innovante et souvent ludique, STO Union apporte clarté et sens à la complexité de la vie, créant des liens durables avec nous-mêmes et les autres.
Depuis plus de trente ans, les productions de STO Union, récompensées par de nombreux prix, ont été présentées à l’échelle nationale et internationale. Les projets rassemblent des artistes de tous niveaux d’expérience et explorent toutes les formes d’art pour offrir au public des expériences qui résonnent par leur authenticité et leur intimité. Ces projets se déclinent en de multiples formats : des grandes productions présentées sur des scènes principales ou des collaborations communautaires à grande échelle, aux performances intimistes sur de petites scènes ou à des actions communautaires plus modestes.

Tania Al Kayyali est née en 1985 à Loznica, en ex-Yougoslavie, d’une mère serbo-bosniaque et d’un père palestino-syrien. À l’âge de neuf ans, sa famille se réfugie à Damas, en Syrie. Elle y obtient en 2008 un diplôme de l’Université des Beaux-Arts de Damas, avec une spécialisation en estampe. Elle quitte Damas en 2012 et vit depuis en situation de déplacement constant. Cette expérience du transit, les récits nocturnes de sa grand-mère palestinienne ainsi que son travail de médiation culturelle dans des camps de réfugié·es (UNRWA ; projets européens et internationaux) nourrissent profondément sa pratique artistique. En 2019, elle entame des études à l’Université des Arts de Berlin (UdK) dans les classes des professeur·es Lucander et Saddler. En 2021, elle obtient le titre de Meisterschülerin. Son travail explore des thèmes récurrents liés à son vécu : la persistance de la guerre, la perte, la douleur, mais aussi la capacité à préserver une forme de joie et de mouvement au fil d’un parcours de vie marqué par le déplacement.

Nadia Ross est la fondatrice et directrice artistique de STO Union (stounion.com), une compagnie dédiée à la création d’oeuvres multidisciplinaires ancrées dans la performance, la vidéo, l’art en direct et le théâtre. Lauréate du prix Siminovitch en 2016 — la plus haute distinction en théâtre au Canada — elle a également reçu le prix Contra-Guy, le prix Dora Mavor Moore et le prix Chalmers. Ses oeuvres ont été présentées dans de nombreux théâtres et festivals au Canada ainsi que sur quatre continents. Bien qu’elle soit une artiste de renommée internationale, Nadia Ross a choisi de s’établir en milieu rural afin d’expérimenter de nouvelles formes de coopération au sein de petites communautés. STO Union est profondément enracinée dans la région de l’Outaouais, au Québec. Ross engage régulièrement des résident·es de son village pour les tournées nationales et internationales de la compagnie, tant sur scène que dans les coulisses. Reconnue pour sa vision audacieuse, elle développe des projets qui interrogent constamment la nature, la fonction et le rôle social de la « scène ». Le travail novateur et primé de STO Union réunit amateur·rices et professionnel·les, milieux ruraux et urbains, dans un dialogue de 5 médiums artistiques visant à créer des expériences publiques marquées par l’authenticité et l’intimité.